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Majorque écologique : « No más colillas en el suelo »

Majorque écologique : « No más colillas en el suelo »

Quelques plages emblématiques de Majorque ont fait l’objet d’un grand ménage la semaine dernière, à l’initiative de la campagne « No más colillas en el suelo ».
Zoom sur ce mouvement écologique…

La lutte d’un Majorquin contre les mégots

La plateforme « No más colillas en el suelo » (« Plus de mégots par terre »), fondée par le Majorquin Miquel Garau en octobre dernier à Barcelone, connaît un succès grandissant et des répercussions aux quatre coins du monde.

Elle est née d’une simple constatation : que ce soit à Palma ou à Barcelone, la première chose que l’on voit si l’on observe les déchets qui jonchent le sol sont des mégots. Ils représentent en effet 30 % de ces derniers.

En outre, leur composition en fait des éléments toxiques, bien plus que le plastique par exemple. Un seul mégot est en effet capable de polluer jusqu’à 50 litres d’eau douce et 10 litres d’eau salée.

D’où la préoccupation de Miquel Garau pour les plages et la mer, où les mégots finissent la plupart du temps.
« Les nouveaux cendriers », comme il dit lui-même.

Les mégots sont aussi à l’origine de 50 % des incendies environ, causant d’énormes dommages aux forêts et aux animaux qui y habitent.

Une action sur deux fronts

Face à cela, « No más colillas en el suelo » tente d’agir sur deux fronts. D’une part, ils souhaitent exiger que les lois, bien qu’existantes, s’appliquent correctement. « Une campagne semblable à la nôtre a triomphé en France. Les forces de l’ordre appliquent désormais des amendes systématiques d’un montant de 63 euros. », explique le fondateur.

D’autre part, sous le leitmotiv « Ta cigarette, ta responsabilité », le mouvement entend obtenir des fumeurs qu’ils possèdent des cendriers hermétiques de poche.

D’après Miquel Garau, le problème réside principalement dans le fait que les gens ignorent l’existence de ces lois et protesteraient donc s’ils recevaient des amendes de ce type, ce qui entraverait l’efficacité de ces sanctions.

Né il y a seulement 9 mois, le mouvement est actuellement présent dans de nombreuses villes espagnoles, et suivi partout sur la planète, grâce à ses 23 ambassades. Son objectif est de poursuivre sa croissance, ce qui semble tout à fait envisageable au vu du chemin parcouru en si peu de temps.

Souhaitons longue vie à cette initiative à la portée de chacun d’entre nous… 🙂

Source : http://www.diariodemallorca.es/

À propos de Audrey Delsaux

Titulaire d'une maîtrise LLCE Espagnol et d'un master Métiers de la Traduction à l'Université de Provence, j'ai toujours été passionnée de langues et de littérature. La profession de traductrice-relectrice m'est donc vite apparue comme une évidence et s'est concrétisée avec la création de mon agence, Mots Ensemble. J'aime le défi qui se cache derrière chaque traduction, cette recherche du terme parfait, du style consacré, cette danse entre anglais, espagnol et français, mes langues de travail... J'ai quitté ma Marseille natale pour rejoindre Majorque par amour, il y a onze ans déjà. Comme la plupart de ses visiteurs, j'ai immédiatement été conquise par cette île aux paysages aussi contrastés que magnifiques, sa culture, ses traditions, ses gens… L'endroit idéal pour poser ses bagages et commencer une nouvelle vie…