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Comment seront nos voyages en avion en période de déconfinement ?

A Majorque, très isolée pour le moment, le retour progressif des touristes est attendu avec une certaine impatience

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Début mai, les compagnies aériennes ont présenté par le biais de l’IATA, leur stratégie visant à minimiser le risque de contagion des passagers et des membres de l’équipage.

Pas d’espace vide entre les passagers

Le CEO du lobby aérien, Alexandre de Juniac déclare “ Nous devons trouver une solution qui donne aux passagers la confiance dont ils ont besoin pour voyager et qui soit abordable pour les compagnies aériennes”.

C’est pourquoi l’IATA rejette l’idée de ne pas attribuer le siège central, une mesure qu’ils trouvent inefficace et coûteuse pour les compagnies aériennes. Les dirigeants préconisent le port obligatoire du masque durant tout le trajet.

L’IATA propose la mise en place de mesures supplémentaires afin de garantir la sécurité sanitaire pour tous, telles que le contrôle de la température des passagers, du personnel de l’aéroport et des membres de l’équipage.

Il faudra revoir les protocoles d’embarquement et de débarquement et les améliorer, limiter les mouvements à l’intérieur des avions et accroître leurs nettoyage et désinfection.

Le système de catering devra également être simplifié.

Embarquement et désembarquement  risquent donc de prendre encore plus de temps que d’habitude mais la diminution drastique du nombre de voyageurs viendra vraisemblablement compenser cet inconvénient.

Alexandre de Juniac insiste sur le fait que le risque de contagion dans les avions est minime, même sans l’adoption de mesures spéciales.

Selon une enquête réalisée auprès de 18 grandes compagnies aériennes, entre janvier et mars 2020, seuls 3 cas possibles de transmission du coronavirus ont été recensés en cours de vol, tous provenant de l’équipage.

Pourquoi les risques de contagion sont faibles à bord des avions ?

Selon l’IATA, il existe plusieurs raisons qui justifie ce faible niveau de contagion.

Les interactions face à face sont évitées puisque les passagers regardent tous vers l’avant.

Les dos des sièges offrent une barrière qui minimise le risque de contagion.

Le flux d’air qui se propage du plafond vers le sol réduit encore plus ce risque.

Et surtout, les filtres d’air à particules à haut rendement des avions modernes nettoient l’air “avec la même qualité que la salle d’opération d’un hôpital”.

Pour le moment, Alexandre de Juniac reconnaît que, tant que l’activité économique et l’industrie n’auront pas repris, ce dont nous avons tous besoin pour voyager en toute sécurité ne sera pas prêt. C’est à dire, un vaccin efficace, un passeport d’immunité ou un test Covid-19 fiable à 100%.

Il faut donc, en attendant, se préparer avec une série de mesures applicables rapidement et dont la combinaison réduira le risque déjà faible de la transmission en vol.

L’arrivée à Majorque depuis ce lundi 11 mai à l’aéroport et dans les ports.

Le renforcement de ces contrôles sanitaires est entré en vigueur avec le décret publié le dimanche 10 mai au Journal officiel des îles Baléares (BOIB) 

Le caractère obligatoire de ces contrôles est établi et la principale nouveauté est la prise de température corporelle des passagers et de l’équipages des avions.

Ce test sera effectué à l’arrivée dans tous les ports et aéroports des îles Baléares, sur toutes les liaisons aériennes et maritimes, à l’exception des trajets entre îles qui sont dans des phases différentes, lorsque ce contrôle sera effectué dans le port ou l’aéroport de Origine.

Un questionnaire officiel,  devra également être rempli par les passagers et les équipages. 

Dans le cas où ils présenteraient des symptômes compatibles avec le coronavirus, ils seront soumis à un entretien d’évaluation clinique par une partie des équipes de professionnels de santé et toujours sous la supervision de la Direction générale de la santé publique et de la participation du ministère de la Santé et de la Consommation .

Source : Ultima hora, Diario de Mallorca.

Photo : Le Parisien.fr

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Laurence Griffon

Arrivée à Palma en 1986 pour un court séjour, j’ai rapidement réalisé que j’avais enfin trouvé l’endroit idéal. Omniprésence de la mer, douceur de vivre et une petite librairie franco-anglaise, Book-Inn, où durant dix ans j’ai pu partager ma passion pour la lecture avec les nombreux majorquins férus de culture française. Titulaire d’un diplôme d’état de psychomotricienne, j’ai collaboré en tant que bénévole avec le centre ASPACE, parcouru l’île pendant 3 ans pour une agence de location saisonnière, donné des cours de français à l’Instituto Lluliano. Comme André Brink, je pense qu’il n’existe que deux espèces de folie contre lesquelles on doit se protéger. L’une est la croyance selon laquelle nous pouvons tout faire et l’autre est celle selon laquelle nous ne pouvons rien faire.

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