
Ce plat de riz au goût très puissant et intense est le plus représentatif de la cuisine traditionnelle majorquine avec l’arrós de peix. Il appartient à la catégorie des “platos de cuchara", c'est-à-dire qui se mange avec une cuillère à soupe.
Il était à l'origine préparé avec de la viande de gibier, comme le lièvre ou le pigeon, avec sang et abats qui sont utilisés pour faire un moût qui lui a donné la couleur " sale " caractéristique qui lui vaut le nom majorquin de " brut ". Il est généralement consommé pendant les mois d'hiver et est idéal pour se réchauffer.
Comme il s'agit d'un plat paysan, dans de nombreuses préparations on peut trouver des escargots ainsi que de la sobrasada typique de Majorque. 4 épices sont irremplaçables dans l'arròs brut : la cannelle, le poivre, la noix de muscade et les clous de girofle. Ce qui lui donne des notes cajun, épicées, amères et sucrées à la fois. Si vous doutez de bien doser le mélange d'épices, il existe tout fait dans les magasins spécialisés.
Dans cette recette, ce sont des viandes plus faciles à trouver sur le marché comme le lapin, le poulet et les côtes de porc, ainsi que le butifarrón, une saucisse majorquine.

Servir de suite !
Crédit : bonviveur.com, brillante.es
Arrivée à Palma en 1986 pour un court séjour, j’ai rapidement réalisé que j’avais enfin trouvé l’endroit idéal. Omniprésence de la mer, douceur de vivre et une petite librairie franco-anglaise, Book-Inn, où durant dix ans j’ai pu partager ma passion pour la lecture avec les nombreux majorquins férus de culture française. Titulaire d’un diplôme d’état de psychomotricienne, j’ai collaboré en tant que bénévole avec le centre ASPACE, parcouru l’île pendant 3 ans pour une agence de location saisonnière, donné des cours de français à l’Instituto Lluliano. Comme André Brink, je pense qu’il n’existe que deux espèces de folie contre lesquelles on doit se protéger. L’une est la croyance selon laquelle nous pouvons tout faire et l’autre est celle selon laquelle nous ne pouvons rien faire.