
Majorque, la plus grande des îles Baléares, n’est pas seulement connue pour ses plages et son soleil mais aussi pour sa gastronomie.
Après une épidémie de phylloxéra, au XIXe siècle, les paysans se sont reconvertis, abandonnant la vigne pour les amandes.
Les amandes de Majorque sont allongées, avec une petite pointe plus sombre et une tendresse qui, cumulée à un parfum très riche, en font leur particularité.
C’est un pur régal pour nos papilles car l’amande est utilisée dans beaucoup de préparations culinaires délicieuses à Majorque remplaçant souvent la farine de blé.
C’est également un ravissement pour nos yeux, car en février, quand les amandiers sont en fleurs, le spectacle est magnifique, des tapis de fleurs blanches et roses à perte de vue avec la Serra de Tramuntana en arrière-plan.

Spécialité de l’île de Majorque, son nom dérivé du gâteau français, semble être issu de la cuisine française du XVIIIe siècle. Ainsi, en 1679, à l’occasion de la visite de Mgr Bernat Cotoner, évêque de Majorque, au monastère de San Salvador, des gâteaux aux amandes furent servis en dessert.

Le gâteau aux amandes est un gâteau à base d’amandes, sucre, beurre, citron, cannelle et sucre glace.
Ce gâteau est resté depuis un héritage insulaire original, résultat d’une symbiose entre la cuisine française et la cuisine majorquine, utilisant les amandes largement cultivées sur l’île.
À vos fourneaux et bonne dégustation !!!!
Arrivée à Palma en 1986 pour un court séjour, j’ai rapidement réalisé que j’avais enfin trouvé l’endroit idéal. Omniprésence de la mer, douceur de vivre et une petite librairie franco-anglaise, Book-Inn, où durant dix ans j’ai pu partager ma passion pour la lecture avec les nombreux majorquins férus de culture française. Titulaire d’un diplôme d’état de psychomotricienne, j’ai collaboré en tant que bénévole avec le centre ASPACE, parcouru l’île pendant 3 ans pour une agence de location saisonnière, donné des cours de français à l’Instituto Lluliano. Comme André Brink, je pense qu’il n’existe que deux espèces de folie contre lesquelles on doit se protéger. L’une est la croyance selon laquelle nous pouvons tout faire et l’autre est celle selon laquelle nous ne pouvons rien faire.