
La soubressade est la reine de la gastronomie majorquine, elle dispose d’une dénomination d’origine et une indication géographique reconnue par l’union européenne.
On retrouve cette délicieuse saucisse crue séchée à longue maturation dans de nombreux plats. Élaborée à partir de viande de porc assaisonnée de pimentón dulce de poivre, de sel et parfois de quelques herbes.
Si la qualité de la viande est primordiale, celle du pimentón ne l’est pas moins.

Cette épice donne à la fois sa belle couleur orangée à la soubressade mais aussi sa saveur particulière. Il existe une variété de pimentón (poivron séché et moulu) autochtone, le Tap de Corti, redécouvert et préservé depuis quelques années par les agriculteurs majorquins et distribuée entre autres par Especias Crespi.
Il se caractérise par une saveur douce, un arôme végétal, frais et naturel, en plus de son pouvoir colorant. Sa production est artisanale, entièrement écologique et certifiée par l’AOP des Produits Écologiques des Îles Baléares et reconnue au niveau de l’Union Européenne.

À Majorque, la petitesse du territoire ne permet pas une production aussi importante que dans d’autres communautés espagnoles et les quelques apiculteurs locaux ne peuvent posséder beaucoup de ruches. Pau Queralt et Biel Coll, Apiculteurs à Alaró, fondateurs de MEL VICI et ardents défenseurs de l’authenticité du miel majorquin élaborent un produit excellent.
Crédits photos : quierionaranjas.com, recetasmallorquinas.com, miel vici
Arrivée à Palma en 1986 pour un court séjour, j’ai rapidement réalisé que j’avais enfin trouvé l’endroit idéal. Omniprésence de la mer, douceur de vivre et une petite librairie franco-anglaise, Book-Inn, où durant dix ans j’ai pu partager ma passion pour la lecture avec les nombreux majorquins férus de culture française. Titulaire d’un diplôme d’état de psychomotricienne, j’ai collaboré en tant que bénévole avec le centre ASPACE, parcouru l’île pendant 3 ans pour une agence de location saisonnière, donné des cours de français à l’Instituto Lluliano. Comme André Brink, je pense qu’il n’existe que deux espèces de folie contre lesquelles on doit se protéger. L’une est la croyance selon laquelle nous pouvons tout faire et l’autre est celle selon laquelle nous ne pouvons rien faire.