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2020 : fin des plastiques jetables à Majorque. Quelles solutions pour les commerçants ?

Si les fabricants sont dans le viseur de l’Europe, les commerçants de Majorque vont devoir aussi adopter des nouvelles pratiques. Avec plus de 800 contributions locales, les Îles Baleares se positionne en tête de l’U.E en approuvant pour le 1er janvier 2020, la directive européenne visant à interdire les plastiques jetables à horizon 2021.

Vente à emporter, boulangerie, boucherie, restauration, food truck, traiteur, snacking etc. toutes les entreprises utilisant des plastiques à usage unique (jetable) sont concernées sur l’île de Majorque (principale île de l’archipel des Baléares).

Le plastique jetable est un produit de bien de consommation à usage unique, qui n’est pas destiné à être gardé. Il représente 70% des déchets échoués dans les océans et sur les plages. Associé en général à de l’alimentaire, ce sont les couverts, touillettes, vaisselle, gobelets, capsules café, pailles etc.

Crédit vidéo : CREA #sincontaminacion #DíaMundialdelMedioAmbiente #BeatPlasticPollution

La commission Européenne affirme que c’est « la première réelle stratégie au monde sur les plastiques ». L’objectif étant de « protéger l’environnement et les citoyens contre les plastiques » tout en encourageant le développement du recyclage et du business model de l’économie circulaire.

Si il est encore vrai que les îles Baléares gèrent 800 000 tonnes de déchets par an, la lutte contre la pollution à Majorque est une réalité de plus en plus probante. Relire notre article sur le sujet.

Le ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de la Pêche de Majorque, Vicenç Vidal, a souligné qu’il s’agissait d’une « loi pionnière et courageuse » au niveau européen visant à promouvoir « un changement de modèle. Ce qui nécessite l’engagement des citoyens, administrations et entreprises. »

Alors quelles sont les solutions à envisager ?

Tout d’abord, les plastiques à usage unique autorisés devront être bio-sourcés et la teneur augmentera de façon progressive : 50 % en janvier 2020 et 60 % en janvier 2025.

La norme EN 13432 plastique biodégradable est la référence. Maïs, cellulose, bambou, cannes à sucre, pommes de terre, bois FSC : les solutions sont diverses et le nombre de prestataires augmente sur le marché Européen.

Le coût de ces matières reste un frein pour les petits commerçants qu’il est important de bien étudier. Mais aujourd’hui plus de doute, la combinaison qualité, esthétique et écologie est de plus en plus appétissante.

Avant de vous précipiter dans la recherche de nouveaux fournisseurs voici quelques conseils pour élaborer un plan stratégique responsable :

CONSEIL N°1 L’ANALYSE DE CYCLE DE VIE : Optez pour une Analyse de Cycle de Vie (ACV) de produit est la meilleure manière de faire les bons choix pour votre entreprise. Vous aurez une idée chiffrée de l’impact environnemental du produit adapté à vos besoins. Qu’est ce qu’une ACV ?

CONSEIL N°2 LES PARTENARIATS LOCAUX :Optez pour des commandes d’achats groupés de vaisselles bio sourcées, en redéfinissant vos besoins en volume/prix avec d’autres entreprises sur un même territoire. Partagez votre commande et divisez les coûts.

CONSEIL N°3 LA CONSIGNE : Optez pour des systèmes de consigne de gobelet. Un gain environnemental doublé d’un gain économique et d’image. Personnalisez votre consigne. Vous avez la possibilité là aussi de commander en achat groupé et de vous offrir une image de marque collective. Qu’est ce que la consigne pour les commerçants ?

CONSEIL N°4 LA LOCATION : Pour des besoins ponctuels, optez pour une location ou un prêt de vaisselle. Le coût de la prestation comprend généralement la livraison et le lavage.

CONSEIL N°5 LA RÉDUCTION A LA SOURCE  : Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas. Optez pour un inventaire des plastiques jetables que vous n’avez plus besoin de fournir à la vente. Informez et prévenez vos clients à l’avance de votre nouvelle pratique responsable. Une solution simple et économique.

« La sensibilité environnementale est désormais plus déterminante que le revenu, dans le consentement à payer plus, pour des produits plus respectueux de l’environnement. » ADEME FRANCE – étude mars 2018


Source
EUROPEADoeatentrepriseADEMEEl mundo
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Charlotte Parseaud

Forte d’une expérience de 8 années auprès de réseaux culturels en France, formatrice et responsable en démarche éthique , je développe aujourd’hui ma propre activité. Reconnue en 2017, experte en responsabilité sociétale et culture par AFNOR, (plateforme Résonnance), j’ai capitalisé une expérience conséquente en ingénierie et coordination de projets ainsi qu’en développement de partenariat. Aujourd’hui, je souhaite mettre en synergie différents acteurs, méthodes et univers à l’échelle de plusieurs région européenne. Attachée depuis toujours à la vie insulaire, mon premier voyage « sac à dos » sur l’île, a été un immense révélateur pour ma vie future. Majorque représente pour moi un savant mélange des cultures du monde et un équilibre de vie raffiné, dans lequel je souhaite m’impliquer. Une nouvelle génération se met progressivement en place, pleine de dynamisme et d’innovation. C’est ce que je souhaite faire partager aux internautes et au club business de la PIAF.

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