Produits et Traditions

Favas ofegades, un met facile et savoureux

Légumineuse un peu oubliée, elle est pourtant pleine de qualités. Les majorquins l’adorent et la cuisinent divinement

IPS Inmo Majorque

Un des premiers légumes de printemps,  les fèves fraîches se trouvent sur les étals des marchés de Majorque à partir du mois d’avril jusqu’au début de l’été. Peu coûteuses, excellentes pour la santé grâce au magnésium et au fer, elles apportent très vite de la satiété.

Une des légumineuses les plus anciennes du monde

Cultivée depuis plus de 4.300 ans, son origine se situe en Asie mineure et en Afrique du Nord. Largement consommée par les égyptiens et les grecs, elle s’est diffusée en Europe à partir du XVIº siècle

Au Moyen Âge, les fèves étaient utilisées, mais uniquement pour les animaux, car elles étaient considérées comme un aliment de bas étage, d’où l’origine de l’expression “Ça ne vaut pas un haricot” !

 À Majorque, il existe également une expression bien connue, “Cap de fava” que l’on peut traduire par tête de fève. En castillan on dit “tonto del haba”… un imbécile en sorte !

 Cela vient de la coutume espagnole de placer une fève et un cadeau à l’intérieur des roscas de reyes. Celui qui recevait le cadeau était couronné roi de la fête, tandis que celui qui recevait le haricot était appelé “tonto del haba”.

Longtemps associée à des croyances maléfiques

Les anciens égyptiens pensaient que les fèves étaient une légumineuse impure et qu’elles cachaient en leur sein les âmes des personnes décédées. Les prêtres ne les regardaient pas directement, et la croyance voulait qu’un seul regard suffise à attirer le malheur.

L’auteur romain Pline rapporte que  les adeptes de Pythagore pensaient que les fèves étaient liées à Hadès, le dieu grec des morts et des enfers. Les taches noires sur leurs fleurs et les tiges creuses des plantes servaient d’échelles pour les âmes humaines et étaient associées à la réincarnation.

Aujourd’hui encore, on trouve en Italie des friandises en forme de haricot, en souvenir des défunts le 2 novembre de chaque année, une tradition qui remonte aux anciens banquets funéraires romains.

La fève se prête à tout, idéale en salade printanière ou en velouté, elle se marie avec tous les légumes. À Majorque, on aime l’associer aux différents embutidos comme cette recette qui peut s’adapter, en changeant quelques ingrédients, à tous les goûts.

La recette de favas ofegades, fèves à l’étouffée

Ingrédients 

  • 500 gr de fèves tendres
  • 3 ou 4 tranches épaisses de bacon
  • 1 oignon
  • 3 petites tomates de remallet
  • une petite sobrassada et 2 butifarrones
  • Laurier, menthe
  • 2 gousses d’ail
  • Sel, poivre et huile d’olive

Préparation

  • Faire revenir l’oignon et l’ail hachés menus avec un peu d’huile d’olive.
  • Lorsque l’oignon a pris de la couleur, ajouter les tomates finement coupées et plusieurs feuilles de laurier.
  • Couper le bacon en petites lamelles et l’ajouter à la préparation.
  • Ajouter ensuite quelques feuilles de menthe, sel et poivre, puis ajouter les fèves et le butifarrón coupé en tranches.
  • Faire frire un peu et ajouter de l’eau pour couvrir les haricots. 
  • Laisser mijoter jusqu’à ce que l’eau se soit évaporée et que les haricots soient cuits.
  • Juste à la fin, ajouter un peu de sobrassada, laisser reposer quelques minutes avant de servir.

Une autre façon de cuisiner les fèves

La salade de fèves, un plat complet !

Laurence Griffon

Arrivée à Palma en 1986 pour un court séjour, j’ai rapidement réalisé que j’avais enfin trouvé l’endroit idéal. Omniprésence de la mer, douceur de vivre et une petite librairie franco-anglaise, Book-Inn, où durant dix ans j’ai pu partager ma passion pour la lecture avec les nombreux majorquins férus de culture française. Titulaire d’un diplôme d’état de psychomotricienne, j’ai collaboré en tant que bénévole avec le centre ASPACE, parcouru l’île pendant 3 ans pour une agence de location saisonnière, donné des cours de français à l’Instituto Lluliano. Comme André Brink, je pense qu’il n’existe que deux espèces de folie contre lesquelles on doit se protéger. L’une est la croyance selon laquelle nous pouvons tout faire et l’autre est celle selon laquelle nous ne pouvons rien faire.

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