Produits et Traditions

La Nochevieja en Espagne

Entre symboles, traditions séculaires et modernité, une fête familiale et populaire.

IPS Inmo Majorque

Le Réveillon du Nouvel An est toujours un mélange de nostalgie et d’espoir, une soirée de célébration dans une ambiance très festive qui invite à la joie pour dire adieu à l’année écoulée.

Plus que jamais le passage à 2021 est le symbole d’un adieu à une année noire, l’espérance en des perspectives nouvelles et au retour à la sérénité et la liberté.

Le monde entier devra vivre ces festivités soumis à des restrictions, mais plus que jamais les coutumes et des traditions propres à chaque pays seront respectées afin de donner toutes ses chances de bonheur et de prospérité à l’année nouvelle.

Un peu d’histoire

L’origine de cette date est liée à une modification imposée par l’Église catholique et le Pape Grégoire XIII qui en 1582 instaure le calendrier grégorien dans tous les pays catholiques.

Le 31 décembre est alors choisi pour célébrer le début d’une nouvelle période comme dans l’Empire romain où la fin et le début d’une nouvelle année étaient célébrés tout au long du mois de janvier par de grands banquets et des festivité splendides.

En Espagne cette nuit s’appelle la Noche Vieja : la “vieille nuit” et elle est marquée par les traditions. Si vous la passez à Majorque, nous vous proposons de découvrir l’origine et la signification de ces coutumes uniques.

Un bon plat de lentilles

Pour bien terminer l’année et afin que la nouvelle apporte l’abondance et l’argent, une tradition des majorquins est de cuisiner et de déguster un délicieux plat de lentilles traditionnel, le 31 décembre à midi.

Les lentilles attirent la prospérité…(crédit natursan)

Mais gare à l’indigestion car la croyance veut que plus on en mange et plus l’année nouvelle est remplie de richesses !

Les dessous rouges

Porter des dessous rouges pour Noche Vieja est l’une des traditions les plus répandues en Espagne, que ce soit pour les hommes ou pour les femmes. Elle garantit une année remplie de chance pour certains, de passion et d’amour pour d’autres.

Au Moyen-Âge, le rouge était associé à la sorcellerie et au diable. Il était donc strictement interdit d’en porter, sous peine d’être soupçonné de pratiques douteuses ou démoniaques impliquant un terrible châtiment.

L’aversion et les peurs engendrées par cette couleur était telles que même la consommation de certains aliments rouges comme le poivron ou la tomate était interdite.

Les dessous rouges indispensables (crédit fmdos)

Au fil du temps, certains commencèrent cependant à l’assimiler au sang et à la vie, elle devint alors un symbole de chance et de prospérité.

Cependant, toujours dans la crainte des amalgames médiévaux, les gens optèrent pour la porter sous leurs vêtements afin de bénéficier de ses vertus et de s’attirer les meilleurs présages.

Cette tradition est restée intacte et s’est transmise de génération en génération jusqu’à nos jours. Attention cependant, si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté, vos dessous rouges doivent être neufs et offerts !

Les raisins porte-bonheur 

La coutume de manger 12 raisins aux sons des cloches qui cèdent la place à la nouvelle année est née à Madrid quand en 1866, une horloge est installée sur le bâtiment de la Poste situé à la Puerta del Sol.

Dès lors, de nombreux Madrilènes se réunissent le 31 décembre pour écouter les 12 coups de minuit, ils accompagnent leurs festivités de musique et de danses.

Ils recommencent dans la nuit du 5 au 6 janvier pour attendre les Rois Mages organisant ainsi une autre fête populaire qui inonde les rues jusque tard dans la nuit.

En 1882, afin d’éviter les troubles de l’ordre public, José Abascal y Carredano, maire de Madrid, fixe une amende de 5 pesetas pour tous ceux qui veulent recevoir les Rois Mages dans la rue.

Les raisins de la chance (crédit eleconomista)

Ce montant est prohibitif pour les gens ordinaires, alors en signe de protestation ironique, les Madrilènes se rendent à la Puerta del Sol pour manger 12 raisins au rythme des 12 coups de minuit, parodiant ainsi les familles aisées, qui avaient pour habitude de consommer du raisin et du champagne le soir de la Noche Vieja.

La tradition devient nationale quand en 1909, des hommes d’affaires d’Alicante, profitent de l’excédent des récoltes pour étendre la mode des douze raisins de la chance dans toute l’Espagne.

Aujourd’hui après le traditionnel repas en famille, quelques minutes avant minuit, les Espagnols se réunissent joyeusement autour de la télévision pour assister au décompte depuis la Puerta del Sol de Madrid, des 12 « campanadas » ou coups de minuit marquant l’entrée dans la nouvelle année.

A Palma sur le Paseo del Borne (crédit mallorcadiario)

Chacun se munit de 12 grains de raisin symbolisant les 12 mois de l’année, le rituel consiste à manger un grain à chaque coup de minuit pour s’assurer une année heureuse et prospère.

A Palma, c’est sur la magnifique Plaza de Cort que se retrouvent familles et amis pour la célébration, entre spectacles et fête familiale, les 12 coups de minuit sont sonnés depuis l’horloge D’en Figuera.

La fête et le chocolat chaud

Après les douze coups de minuit, à Majorque comme partout, c’est l’explosion de joie : les traditionnels meilleurs vœux sont accompagnés de champagne, de cotillons, de feux d’artifice…

Une belle nuit de fête (crédit adobe)

Des fêtes joyeuses et populaires sont organisées dans les rues et sur les places des villes et des villages de l’île.

À Palma, sur le Paseo Marítimo et à Santa Catalina les festivités battent leur plein, de même que sur le Paseo del Borne, d’où sont retransmis en direct les 12 coups de minuit de la Plaza de Cort, avant de laisser place au concert et au DJ qui animeront la nuit.

Au petit matin, après l’effort le réconfort et la délicieuse tradition d’un chocolat chaud bien crémeux dévoré avec des churros, avant de rentrer  !

Sources : Ultima Hora, Mallorca Diario, Wikipedia, Ecured

Joana Leal

Je suis née entre 2 cultures radicalement différentes qui m’apportent une vraie richesse, grâce à une maman belge voyageuse qui découvre l’île dans les années 60 et rencontre un charmant majorquin, l’amour de sa vie. Toutes les vacances de mon enfance ont le goût salé de la mer, le chant des grillons dans les pinèdes et le bonheur de retrouver ma tatita (grand-mère) les cousins et les cousines dans les grandes fêtes de San Jaime. Mon métier de Responsable Communication et Evénements, d’abord dans une radio belge et ensuite pour Mons, ma belle ville culturelle et chargée d’histoire, m’a toujours passionné. Mais le gris du ciel devenait de plus en plus pesant et comme une évidence, je savais où trouver la lumière ! Depuis un an j’ai posé mes valises… je retrouve mes racines et vis enfin mon grand amour et ma passion pour Majorque !

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